Test APS pour le cancer de la prostate
Certains cancers de la prostate, avant qu’ils causent des symptômes. Le test mesure l’APS, une protéine présente dans le sang. Un taux élevé peut venir d’un cancer, mais aussi d’une prostate grossie ou enflammée.
Il peut manquer des cancers, et il ne réduit que légèrement le risque de mourir d’un cancer de la prostate : environ 5 hommes dépistés sur 1 000 en meurent, contre 6 sur 1 000 chez les hommes qui ne le sont pas.
Sur 13 ans de dépistage, environ 178 hommes de 55 à 69 ans sur 1 000 ont un taux d’APS élevé, puis une biopsie qui ne trouve aucun cancer, et une biopsie peut causer des saignements ou une infection. Des 102 hommes de ce groupe qui reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate, 33 ont un cancer qui n’aurait jamais causé de maladie ni de décès. Comme on ne sait pas avec certitude quels cancers vont progresser, la plupart des hommes choisissent un traitement, qui peut entraîner des problèmes d’érection et de contrôle de la vessie.
Demandez avant le test si vous aurez à payer. Cela dépend de l’endroit où vous vivez et de l’endroit où se fait la prise de sang.
Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs déconseille le dépistage par le test APS, car les inconvénients l’emportent sur le faible bienfait. Sa recommandation est moins ferme pour les hommes de 55 à 69 ans, à qui il conseille de discuter des avantages et des inconvénients avec leur médecin s’ils sont intéressés. Au Québec, on conseille aux hommes qui veulent passer le test d’en parler d’abord avec un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée.